Avec mes parents, explique Agnès, je me comportais comme une petite fille obéissante mais, au boulot, je passais pour l’acariâtre de service, et avec les hommes, j’étais tellement possessive que je les faisais fuir ! »
En chacun de nous, des personnalités parcellaires ont leur existence propre et ne correspondent pas toujours à nos aspirations profondes. La psychosynthèse vise à restructurer notre « moi idéal », à harmoniser les différentes facettes de notre personnalité et à activer notre volonté, ainsi qu’on le ferait avec un orchestre : le moi serait le chef coordonnant le jeu des différents instruments.
Plus qu’une méthode, la psychosynthèse est une véritable
école de psychologie, avec ses propres principes théoriques. Une « conception intégrale et dynamique de l’être humain », comme la définissait son créateur, le psychiatre italien Roberto Assagioli.
Selon lui, le psychisme est constitué d’une âme, fondamentale et éternelle, ainsi que d’une personnalité, essentielle mais relativement superficielle et changeante. Celle-ci est composée de trois parties principales : la conscience de soi, le « je » et le soi supérieur. La plupart d’entre nous se contentent de vivre dans un champ de conscience restreint – notre réalité quotidienne – et ne communiquent pas avec les autres parties de leur psyché.
Le moi est au centre d’une étoile à six branches. Les rayons sont les désirs, les sensations, les émotions, l’imagination, l’intuition et la pensée.
Ces six fonctions – « canaux d’expression » entre la réalité psychique et le monde réel – sont les instruments d’expression du moi. Le déséquilibre apparaît lorsque nous n’utilisons qu’une ou deux fonctions.