Cette méthode se pratique seul(e) ou en groupe.
En séance individuelle. La psychosynthèse est une thérapie de face-à-face mais, à la différence de la psychanalyse, si vous éprouvez un blocage, une difficulté à parler d’un événement douloureux, le praticien met en jeu des outils de médiation : dessin, écriture, visualisation, modelage, exercices sensoriels, rêve éveillé, etc. Cependant, l’exercice fondamental consiste à éliminer toutes les « identifications partielles » qui nous empêchent d’avoir pleine conscience de nous-mêmes.
« Pas facile ! s’exclame Anne. Il m’a fallu du temps pour me rendre compte que j’étais obnubilée par mon ventre. En fait, je me prenais pour lui ! »
Pour se « désidentifier », un seul moyen : s’observer soi-même en distinguant ce que l’on a – un corps, des émotions, des pensées, etc. – de ce que l’on est. « Je souffrais du rejet des autres en le mettant sur le compte de mon impulsivité naturelle, raconte Emilie. Cet exercice m’a permis de réaliser que je n’étais pas mon impulsivité, qu’il m’était possible de la maîtriser. »
En groupe. Le travail en groupe relève plus du développement personnel que de la psychothérapie. Chaque journée s’organise autour d’un thème : « Qui suis-je ? », « L’écoute », « Les crises », etc. De nombreux exercices collectifs mettent en jeu les cinq sens. On laisse monter en soi les sensations, les mots, les images, les associations d’idées, et on note ce « dialogue ». Ensuite, c’est le partage : pour exprimer ce que l’on découvre de soi et bénéficier de l’expérience des autres.